Lecture de : ANTIMANUEL DE PHILOSOPHIE de Michel ONFRAY

Une fois n’est pas coutume, je ne présente pas un roman mais un « manuel »… Antimanuel annonce d’emblée l’auteur. Parce qu’il a choisi « ses philosophes », ceux qui en général ne sont pas étudiés, ou s’ils le sont, ne le sont pas pour les textes retranscrits ici.

Michel Onfray aborde la philosophie de manière abrupte : quelques titres de « paragraphes » pour se mettre directement dans l’ambiance ? « Faut-il commencer l’année en brûlant votre professeur de philosophie ? » ou « Pourquoi ne pas vous masturber dans la cour du lycée » ou encore, « Pourriez-vous vous passer de votre téléphone portable » en passant par « Quelle part de votre raison disparaît dans une soirée bien arrosée ? »ou encore « marcher, une philosophie « …

Derrière le côté « accrocheur » voire « provocateur », c’est une approche « moderne » de cette matière (la philo) que l’on découvre. Un professeur passionné qui sort des (trop) habituels cours soporifiques dont chaque lycéen garde plus ou moins le souvenir pour aborder cette matière d’une manière différente et somme toute efficace. En gros, comme le dit Aude Lancelin dans son article du Nouvel Obs « Comment enseigner Platon à un boutonneux en Nike gavé de « Loft Story » ?

Certains ont parlé de caricature, d’autres de démagogie, pour ma part, je prends l’ouvrage pour ce qu’il est, un cours dispensé à une terminale dite « technologique », à raison de 2 heures par semaine, un cours indéniablement agréable à suivre !

Pas seulement à l’usage des futurs bacheliers d’ailleurs, mais de tous ceux qui ont envie de jeter sur la philo un autre regard. Un choix de textes illustre chaque section, proposant à chacun s’il le souhaite d’approfondir le sujet et de porter plus loin la démarche. Une manière agréable de se remettre un peu à la philo, avec le sourire et « sans se prendre la tête » !

livre : ADIEU, MON UNIQUE d’Antoine AUDOUARD

Un livre très émouvant, difficile parfois de retenir quelques larmes… Mais pleurer en lisant un bon roman, c’est un peu comme pleurer au cinéma, cela donne une impression de plénitude… et cela devient un véritable bonheur une fois le livre refermé. Les dernières pages d’Adieu mon unique me laissent un souvenir fort. Un long moment encore après en avoir lu les derniers mots.

ADIEU, MON UNIQUE,  Antoine Audouard
Editeur Gallimard
Collection Folio, numéro 3675 – Mai 2002
Format 11 cm x 18 cm – 467 pages

 

 

Avis sur L’ACCORDEUR DE PIANO, de Daniel Mason

Ce roman est construit comme un récit de voyage. Avec les accents un peu surranés de la colonie britanique en Birmanie mais surtout avec la découverte d’un pays presque à la frontière du rêve.

L’accordeur quitte la vie calme et sereine qu’il mène à Londres avec son épouse et s’embarque pour des horizons lointains. Il découvre au fil de son voyage des pays, des villes dont les noms lui semblent à eux seuls une invitation enivrante. Il se laisse subjuguer par l’exotisme des cultures dont il ignore presque tout mais dont la découverte l’enchante.

Très vite les paysages de sa vie passée s’effacent et semblent laisser la place à un univers de plus en plus envoûtant. Un homme à qui il accorde son amitié, une femme aussi, le parfum entêtant d’une fleur, et les questions auxquelles il est difficile de donner des réponses… Même le temps semble prendre un autre cours, la montre de Drake s’est arrêtée dès les premiers jours de son périple, le temps alors s’est distendu, n’a plus eu d’importance.

L’accordeur pénétrait au coeur des choses, lui qui déjà avait percé une partie du secret des sons pouvait maintenant enfin entendre… le chant.

L’ACCORDEUR DE PIANO : Auteur Daniel Mason Traduction Marie-Claire Pasquier
Editeur Pocket
Collection Pocket, numéro 12026
Format 11 cm x 18 cm
ISBN 2266136100

©2002 pour l’édition anglaise – 2003 chez Plon

 

 

 

Bulibasha roi des gitans, de Witi Ihimaera

Allez, aujourd’hui Hadrien vous invite à embarquer pour la Nouvelle-Zélande, à travers ce roman, Bulibasha roi des gitans de Witi Ihimaera.

Avec un récit tendre et souvent très drôle, l’auteur, à travers le parcours d’un jeune homme pris dans la tourmente de rivalités familiales, évoque la force des traditions maories face au monde moderne.

A lire

Le Feu de Dieu de Pierre Bordage

Une discussion entre deux émissions de Blabla entre les murs, des échanges autour d’un auteur, ce qu’il a écrit, l’engouement qu’on a eu à le lire, et puis un de ses livres disponible dans la bibliothèque du centre pénitentiaire de Béziers.
Voilà comment on obtient une nouvelle émission consacrée à nouveau au Feu de Dieu de Pierre Bordage (pour sa première chronique, c’est par ici). Une autre lecture, un autre avis, l’esprit Blabla…

avis sur Quinze kilomètres trois – Martine Laval

Le Cap Blanc nez, c’est très beau…par grand beau temps…

Cela se passe là-bas…

J’ai commencé ce livre un petit peu à reculons. Mais j’ai vite changé d’avis même si l’atmosphère n’est pas vraiment gaie. Mais il est fort ce roman. Les personnages racontent chacun de leur point de vue, ce fait divers. Ces deux filles qui sont allées à la marche au Cap Blanc-Nez et ont fait un pied de nez à la vie. Alors oui chacun raconte, explique, commente. Professeur, cousin, lectrice, voisine… Ils paraissent tous extérieurs à tout ça sauf qu’on sent bien entre les lignes que cette histoire les a marqués, a modifié le cours de leur existence…mais je ne peux pas en raconter plus. Encore une fois pour ne pas trahir l’histoire. Mais je peux vous dire que c’est très bien écrit. Que même si on ne peut pas savoir, en vrai, et bien c’est drôlement bien amené. Oui à lire sans hésiter…surtout pour le prix de ce court roman…

Il y a la mer là-bas, le vent et le ciel…c’est beau quand tout est clair…gris c’est plus triste…et y vivre c’est comment ?

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