Avis sur les livres d’Hubert Monteilhet

Peu avant son quatre vingtième anniversaire, Hubert Monteilhet nous offre en même temps un inédit, AU VENT DU BOULET, roman des temps napoléoniens, et la réédition de cinq ouvrages sous le titre de ROMANS CRIMINELS.

En quarante huit ans, Hubert Monteilhet a publié quarante cinq livres, romans policiers et historiques, ouvrages consacrés à son cheminement spirituel l’ayant amené au catholicisme traditionaliste sans oublier des scénarios et adaptations télévisées.

LE VENT DU BOULET nous entraîne sur les pas du vicomte Pierre-Marie d’ Ablis, un des nombreux batards de Louis XV.  A la révolution, il émigre avec le comte d’ Artois, futur Charles X. Les évènements vont l’amener à regagner Paris où il va collaborer avec l’usurpateur qui n’est encore à ce moment que premier consul. Le mirage napoléonien entraînant la disparition de centaines de milliers de soldats et de millions de civils à travers l’ Europe va se dérouler sous les yeux du vicomte qui est devenu baron d’ Empire. Batailles, duel fratricide, intrigues politiques vont se succéder. Ayant eu accès à des travaux récents, Hubert Monteilhet colle au  plus   près   à l’ Histoire et évoque même une possible batardise du corse.

Un roman historique à découvrir !

Avec ROMANS CRIMINELS, nous revenons aux premières amours de l’écrivain, les histoires policières souvent machiavéliques, toujours inattendues. Parmi les cinq textes composant ce recueil, le premier roman d’Hubert Monteilhet, LES MANTES RELIGIEUSES qui obtint le Grand Prix de littérature policière en 1960. Ne ratez surtout pas LE RETOUR DES CENDRES, étonnante histoire de sosies composés en fait d’une seule personne. D’une plume remarquable, Hubert Monteilhet sait captiver le lecteur qu’il manie comme le chat joue avec la souris. Deux ouvrages à lire et relire !

AU VENT DU BOULET roman des temps napoléoniens d’Hubert Monteilhet Editions de Fallois  258 pages  20 €

ROMANS CRIMINELS d’Hubert Monteilhet  Omnibus 812 pages 26 €

 

 

Avis sur : LES HIRONDELLES DU PRINTEMPS AFRICAIN de Gaston Kelman

  Il y a quatre ans, Gaston Kelman avait fait une entrée remarquée dans l’ actualité littéraire avec « Je suis noir et je n’aime pas le manioc ».Cinq ouvrages plus tard, cet auteur prouve, avec LES HIRONDELLES DU PRINTEMPS AFRICAIN, qu’il sait toujours bousculer préjugés et idées reçues.

La vision d’une Afrique unie et fraternelle est un leurre que Gaston Kelman met à mal. Une forme de masochisme amenant à considérer que tous les maux viennent de la colonisation et que les africains ne peuvent s’en sortir qu’en faisant du passé table rase est également une erreur. L’ occident peut bien évidemment être un modèle dans ses aspects positifs et Gaston Kelman imagine des relations entre pays africains calquées sur les institutions de l’Union Européenne.

Le danger pour l’ Afrique n’est pas la « fuite des cerveaux » qui peut au contraire permettre à ces élites de travailler pour leur pays d’origine mais au contraire l’exil des techniciens et ouvriers, hémorragie économique bien plus préjudiciable.

La politique des pays du berceau de l’Humanité est-elle inéluctablement réservée aux dictateurs installés pour le profit de certains groupes économiques extérieurs ?

Le Sénégal, l’ Afrique du Sud prouvent le contraire. Un homme est omniprésent dans LES HIRONDELLES DU PRINTEMPS AFRICAIN. Il s’agit de Ely Ould Mohamed Vall, qui fit un coup d’ état pacifique dans son pays, la Mauritanie et quitta le pouvoir de lui-même, comme il l’avait annoncé, moins de deux ans plus tard après avoir appliqué des mesures économiques simples et efficaces. Ainsi, il doubla le salaire des fonctionnaires et créa pour eux une sécurité sociale, ce qui permit à ces serviteurs de la nation de travailler sans être obligés de passer par la case corruption pour nourrir leur famille

Lecture de : ANTIMANUEL DE PHILOSOPHIE de Michel ONFRAY

Une fois n’est pas coutume, je ne présente pas un roman mais un « manuel »… Antimanuel annonce d’emblée l’auteur. Parce qu’il a choisi « ses philosophes », ceux qui en général ne sont pas étudiés, ou s’ils le sont, ne le sont pas pour les textes retranscrits ici.

Michel Onfray aborde la philosophie de manière abrupte : quelques titres de « paragraphes » pour se mettre directement dans l’ambiance ? « Faut-il commencer l’année en brûlant votre professeur de philosophie ? » ou « Pourquoi ne pas vous masturber dans la cour du lycée » ou encore, « Pourriez-vous vous passer de votre téléphone portable » en passant par « Quelle part de votre raison disparaît dans une soirée bien arrosée ? »ou encore « marcher, une philosophie « …

Derrière le côté « accrocheur » voire « provocateur », c’est une approche « moderne » de cette matière (la philo) que l’on découvre. Un professeur passionné qui sort des (trop) habituels cours soporifiques dont chaque lycéen garde plus ou moins le souvenir pour aborder cette matière d’une manière différente et somme toute efficace. En gros, comme le dit Aude Lancelin dans son article du Nouvel Obs « Comment enseigner Platon à un boutonneux en Nike gavé de « Loft Story » ?

Certains ont parlé de caricature, d’autres de démagogie, pour ma part, je prends l’ouvrage pour ce qu’il est, un cours dispensé à une terminale dite « technologique », à raison de 2 heures par semaine, un cours indéniablement agréable à suivre !

Pas seulement à l’usage des futurs bacheliers d’ailleurs, mais de tous ceux qui ont envie de jeter sur la philo un autre regard. Un choix de textes illustre chaque section, proposant à chacun s’il le souhaite d’approfondir le sujet et de porter plus loin la démarche. Une manière agréable de se remettre un peu à la philo, avec le sourire et « sans se prendre la tête » !

livre : ADIEU, MON UNIQUE d’Antoine AUDOUARD

Un livre très émouvant, difficile parfois de retenir quelques larmes… Mais pleurer en lisant un bon roman, c’est un peu comme pleurer au cinéma, cela donne une impression de plénitude… et cela devient un véritable bonheur une fois le livre refermé. Les dernières pages d’Adieu mon unique me laissent un souvenir fort. Un long moment encore après en avoir lu les derniers mots.

ADIEU, MON UNIQUE,  Antoine Audouard
Editeur Gallimard
Collection Folio, numéro 3675 – Mai 2002
Format 11 cm x 18 cm – 467 pages

 

 

Avis sur L’ACCORDEUR DE PIANO, de Daniel Mason

Ce roman est construit comme un récit de voyage. Avec les accents un peu surranés de la colonie britanique en Birmanie mais surtout avec la découverte d’un pays presque à la frontière du rêve.

L’accordeur quitte la vie calme et sereine qu’il mène à Londres avec son épouse et s’embarque pour des horizons lointains. Il découvre au fil de son voyage des pays, des villes dont les noms lui semblent à eux seuls une invitation enivrante. Il se laisse subjuguer par l’exotisme des cultures dont il ignore presque tout mais dont la découverte l’enchante.

Très vite les paysages de sa vie passée s’effacent et semblent laisser la place à un univers de plus en plus envoûtant. Un homme à qui il accorde son amitié, une femme aussi, le parfum entêtant d’une fleur, et les questions auxquelles il est difficile de donner des réponses… Même le temps semble prendre un autre cours, la montre de Drake s’est arrêtée dès les premiers jours de son périple, le temps alors s’est distendu, n’a plus eu d’importance.

L’accordeur pénétrait au coeur des choses, lui qui déjà avait percé une partie du secret des sons pouvait maintenant enfin entendre… le chant.

L’ACCORDEUR DE PIANO : Auteur Daniel Mason Traduction Marie-Claire Pasquier
Editeur Pocket
Collection Pocket, numéro 12026
Format 11 cm x 18 cm
ISBN 2266136100

©2002 pour l’édition anglaise – 2003 chez Plon

 

 

 

Bulibasha roi des gitans, de Witi Ihimaera

Allez, aujourd’hui Hadrien vous invite à embarquer pour la Nouvelle-Zélande, à travers ce roman, Bulibasha roi des gitans de Witi Ihimaera.

Avec un récit tendre et souvent très drôle, l’auteur, à travers le parcours d’un jeune homme pris dans la tourmente de rivalités familiales, évoque la force des traditions maories face au monde moderne.

A lire

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